Pad'R : Le Blog

Vous dessiniez ? J'en suis fort aise. Eh bien écrivez à présent !

samedi 6 octobre 2007

Un métier à part entière.




Quand j'étais petit et que je regardais, déjà à l'époque, "Le week-end sportif" et "Lundi Sport" sur la RTBF, je ne comprenais pas pourquoi la personne qui donnait le coup d'envoi du match ne pouvait pas jouer tout le match ! Après tout,c'est lui qui touchait le ballon en premier, non ?
Pourquoi des Eddy Merckx, des Miss Belgique 75, des Grand Jojo ou encore des présidents de la ligue des petits orphelins de Buenos Aires ne tapaient qu'une fois dans le ballon et puis s'en allaient sous l'indifférence parfois générale du public qui, on l'imagine, commande une dernière bière avant le "vrai" début de la rencontre ou se soulage une dernière fois ?
Parce que, faut pas croire, c'est un métier à part entière, "donneur de coup d'envoi".

D'abord, faut pas monter trop tôt sur le terrain. Faut attendre que l'équipe, les arbitres et tout le toutim soient tous sur le gazon. Ensuite, il faut attendre que le mec au micro vous cite. C'est là qu'il faut être vigilant car en général, on ne comprend rien ! C'est par un sourire et un hochement de tête d'une charmante hotesse que j'ai compris que je devais monter sur le terrain. Pourtant, je n'avais pas de crampons. La dernière fois, ça m'a coûté cher ( voir épisode précédent !)

Après, il faut sourire. Ca, c'est la seconde phase la plus délicate. Faut pas forcer le rictus mais faut pas que ça sente le préfabriqué non plus. Pas un sourire commercial de vendeur de brosses miraculeuses sur la marché de Pépinster un samedi matin !
Sur ce coup là, j'ai passé le test sans trop de difficultés car j'étais vraiment ému d'être là, au milieu du terrain...

Puis, faut saluer le public. C'est là qu'on a l'air le plus con, croyez-moi ! J'avais l'impression d'avoir un bras en caoutchouc que je me forçais d'agiter béatement, tel le Prince Philippe à son mariage.
Mon calvaire n'était pas terminé pour autant. Arrive enfin le moment "M" où il faut donner ce fameux coup d'envoi.
Il y a un sens pour le donner. Les photographes vous guident, fort heureusement. Quand j'vous disais que c'est un vrai métier !
Faut avoir une certaine prestance. Faire croire qu'on est un vieux routinier de la baballe qui aurait pu faire footballer pro mais qui, à cause d'une stupide blessure, a finalement troqué le cuir pour le crayon !

Ensuite, faut sentir l'instant où l'on est de trop et qu'il faut dégager (soi-même, pas la balle !)
Le temps de tomber dans les bras de Jérôme N'Zolo qui arbitrait ce soir là le match entre les zèbres et les hurlus, et me voilà reparti vers les tribunes.

Dernière phase délicate : retrouver sa place...Là où le commun des mortels se voit être accueilli par une haie de sourcils froncés car vous êtes arrivés en retard au match, ici, il n'y a que des sourires. Sauf peut-être un animateur télé, habitué des lieux et qui, manifestement est au dessus de tout ça. Peut-être râlait-il d'être sur son 31 à défaut d'avoir son 71.
Peu importe après tout. Le principal sans doute est que j'ai pris goût à donner des coups d'envoi. Pire : j'ai envie d'en faire mon métier, car d'après les observateurs présents, j'aurais de l'avenir dans le milieu. Et il parait même que des gens du Réal, de la Juve et de Liverpool étaient présents pour me voir à l'oeuvre !

Enfin, il parait hein...

1 commentaires:

  • À 12 décembre 2007 1:20:00 CET , Blogger nathalieetco a dit...

    cher pascal, ca fait un moment que je n'ai plus de t'est nouvelles...
    j'espere que tu va bien ???
    ton site est tjs aussi genial....
    il est a ton image...

    amitié nath

    http://nathalieetco2skyrock.com

     

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