Pad'R : Le Blog

Vous dessiniez ? J'en suis fort aise. Eh bien écrivez à présent !

lundi 29 juin 2009

Le Roi est mort ! Vive le Roi !


Le Roi est mort ! Vive le Roi !

C'est dingue comme la mort peut rendre les gens hypocrites et malsains. Hier encore, on aimait détester le "King of Pop", Michael Jackson.
Parce que trop populaire, trop blanc, trop bizarre, trop proche des enfants, trop mort-vivant sans doute.
Et aujourd'hui, j'ai le sentiment profond qu'une sournoiserie mondiale, du moins pour une bonne partie de la population, a envahi la planète.
J'ai lu les réactions d'un chanteur qui déplorait la disparition de l'interprète de "Scream", en mettant le doigt sur cette même hypocrisie alors que j'ai été témoin, lors d'une émission radio que nous avions faite ensemble, de critiques assez vives de la part de ce même chanteur, hors antenne, vis-à-vis de Jackson.
Who's Bad ?

Le monde commémore donc le souvenir de l'homme dans le miroir, tout en oubliant de se regarder lui-même dedans.
On chante "Billie Jean", "Thriller" ou "I want you back" dans les rues, comme si la carrière de Michael s'était arrêtée en 1984. Preuve s'il en est, qu'une large partie de ces gens n'ont sans doute jamais écouté les "Dangerous", les "Invincible" ou autre "HIStory" qui,sans égaler, certes, l'album le plus vendu de l'histoire de l'industrie du disque, valait plus que le détour. Si j'en crois les 15 premières ventes sur le site amazon le jour de l'annonce de la mort de Michael Jackson, la chose est sans doute en train de se réparer.
It's too late to change the time.

La planète est sans doute en train de se rendre compte qu'elle a perdu l'un des artistes les plus brillants qui soit. Sans doute, car il restera toujours dans l'esprit des gens, le côté obscur du personnage qui n'a pas aidé, il est vrai, Jackson à imposer d'autres opus que "Off the Wall" ou "Thriller" pour la plupart d'entre eux.
Les plus obtus ne retiendront que les aspects négatifs du personnage avec, comme point culminant, les accusations de pédophilie portées contre lui en 1993 et 2003.
Peut-être serait-il bon de se pencher aujourd'hui sur deux témoignages.
Jordie Chandler, par exemple, la principale "victime" (?) dans la première affaire qui si l'on en croit certaines sources, avoue avoir menti à cette époque, alors qu'il était âgé de 13 ans.
Extrait : "I never meant to lie and destroy Michael Jackson but my father made me to tell only lies. Now i can’t tell Michael how much i’m sorry and if he will forgive me.Now for the first time i can’t bare to lie anymore. Michael Jackson didn’t do anything to me, all was my father lies to escape from being poor."
En ce qui concerne la seconde accusation, je vous renverrais au livre d'Aphrodite Jones "Le complot contre Michael Jackson" (éditions Music & Entertainment Books)
L'auteure, qui a eu accès, avec l'accord du juge, aux pièces à conviction ainsi qu'aux transcriptions de ce qui s'est dit en 2005, dépeint avec beaucoup de professionnalisme, et bien loin de la presse people, une synthèse approfondie de ces accusations. Elle ne pose aucun jugement et expose simplement les faits et témoignages de ce que d'aucun ont appelé le procès du siècle. En refermant le livre, impossible de douter encore sur l'innocence de Bambi.
Make ma wanna Scream.

Le Roi est mort ! Vive le Roi !

Sans doute cette mort est finalement utile, comme un chemin nécessaire, pour venir briller aux panthéons des légendes trop tôt diparues.
Elvis Presley, John Lennon, Jimi Hendrix, Jim Morrison, Bob Marley ou encore Kurt Cobain pour ne citer qu'eux.
Mais force est de constater que Michael Jackson avait une longueur d'avance. Ce n'est pas seulement un dieu de la musique qui s'en est allé brutalement, mais aussi, et surtout, une divinité de l'image sous toutes ses formes. Il en a sans doute joué à outrance, remodelant sans cesse sa propre image, à l'instar de l'évolution de ses clips. Un véritable mutant des temps modernes, une icône à part entière, l'un des plus grands artistes que la planète ait connu.
Encore faut-il savoir de quelle planète il s'agit.

Gone too soon...

vendredi 9 janvier 2009

J'ai perdu la carte.


Celles et ceux qui me connaissent un tantinet,savent pertinemment bien que je ne suis pas un grand partisan de la coutume qui veut que l’on se souhaite une «bonne année» après le 31 décembre.
Tout le monde lobotomisé aux «Bonne année, bonne santé, joie et bonheur», très peu pourmoi.
Et avec les ans, cela s’empire...Peut-être est-cetout simplement l’évolution, si on peut appeler ça ainsi, de la méthode, qui m’use.
Allez savoir...

La course aux sms originaux (?) a eu raison des cartes de voeux que l’on recevait de Tante Marguerite qui habitait au fin fond du pays ou encore de cousin Edouard et ses cartes avec des petits moineaux, qu’il achetait auprès d’une oeuvre bienfaisante.
Je les aimais bien, moi, ces cartes.
C’était kitsch à souhait, mais c’était bien plus gai que tous ces «Bip-bip» envoyés en masse à minuit, et qui, en général, sentent l’expédition massive et impersonnelle.
Au moins, la carte postale, elle, vous pouvez être sûr que c’est bien à vous qu’elle est destinée.
Elle n'est pas photocopiée.
Et puis, impossible de se tromper quand il faut répondre ! Au moins, on reconnaissait l’écriture et l’adresse était inscrite derrière l’enveloppe.
Pas de «+45589584232 dit : Bonne année à vous,que l’embarquement pour 2009 se fasse en douceur ! Pas trop de folie hein ! LOL..»

A en perdre la carte...de voeux bien sûr !


Au fait...Bonne année 2009 !

mardi 7 octobre 2008

Sans tambour ni trompette...


Merde ! Voilà déjà plus de six mois que je ne suis plus venu poster,ici-même,une bafouille. Presque l'âge de mon fiston. N'allez pas croire que j'y vois là un lien de cause à effet (quoi que..), mais force est de constater que le temps me manque inéxorablement depuis la naissance de Tom. Je me demande comment faisait un garçon comme Marc Moulin, cet artiste pluridisciplinaire qui nous a quitté voici plus d'une semaine...Il avait cette force tranquille en lui, cette façon de faire les choses qui ont marqué les esprits et forcé le respect auprès des belges francophones. Je ne connais personne de mon entourage qui n'aimait pas le bonhomme. Quelle humilité. Quels talents. Et quelles idées ! Marc était pour moi un réel personnage de bande dessinée.C'était un héros que je me suis mis à dessiner dès mes 11 ans, avec ses comparses de Télex, Michel Moers et Dan Lackmans, alors que le tubesque Moskow Diskow envahissait la planète entière.
Le clip de "En route vers de nouvelles aventures" était, par ailleurs, un clin d'oeil au 9ème art à lui tout seul.
Sa voix sur Radio Cité colle encore à mes tympans. Je me vois encore sautillant comme un jeune chien fou, en collant l'autocollant de l'émission sur ma mallette avant de partir aux cours, alors que mes copains de classe snobbaient la chose. Je devais avoir un côté midinette à l'époque :o)
Les années ont passé, j'ai adoré ce qu'il a apporté à Alain Chamfort, à Lio, aux Sparks, au Télémoustique dans un autre domaine, mais par dessus tout, c'est le musicien de jazz qui m'a définitivement scotché et dont je possède tous les albums.
Nous nous sommes croisés deux fois lui et moi, dans les couloirs de Reyers. Nous avons tout simplement échangé un "bonjour" de courtoisie. Il n'a jamais su et ne saura donc jamais qu'il aura été un de mes premiers personnages de BD, et que, sans le savoir, Marc aura , en quelque sorte, apporté de l'eau au moulin de ma carrière.

mercredi 30 avril 2008

Wap -Dooh -Wap ! Super cool !

N'en déplaise à certains, j'ai toujours aimé et respecté Plastic Bertrand. Je ne sais pas pourquoi. Sans doute parce que cet artiste a vécu 100 vies, avec tout ce que cela implique comme débordements, qu'il assume pleinement d'ailleurs, et qu'à 54 ans, il est toujours là, avec un tonus, une peche et une simplicité sincère. Ce "jeune homme" a tout de même chanté "Ca plane pour moi" qui est et restera un tube qui aura marqué toute une époque. Même U2, pour ne citer qu'eux, l'a reprise sur les marches du Festival de Cannes en 2007.
Et puis il y eut bien sûr "Tout petit la planète", "Super cool", "Le monde est merveilleux", "Sans amour" etc...
Hors antenne, j'ai dit très sincèrement à Plastic que lorsque j'étais môme, j'étais dingue de Claude François (Nul n'est parfait ! :o)). Et quand ce dernier nous a quitté de manière tragique un 11 mars 1978, Plastic m'a consolé et je me suis mis à acheter ses disques ! Plastic m'a avoué qu'il avait été approché par Cloclo en décembre 1977 pour qu'il le produise mais c'était, dixit Plastic, un terrible homme d'affaires et il n'y a pas eu de terrain d'entente.
Si Roger Jouret, de son vrai nom, séduit encore les foules après plus de 30 ans d'une carrière faite de hauts et de bas, c'est parce qu'il fait partie de notre patrimoine et qu'on aime son sourire et ses rengaines.
L'homme est tout aussi attachant. Il parle de sa vie de famille, de sa vie de papa également et il n'y a aucun voyeurisme dans cette autobiographie que je vous recommande chaudement.
Ce jour là, c'est clair, j'ai fondu pour Plastic !

--- Plastic Bertrand (et Olivier Monssens)- "Ca plane - Délires et des larmes" - Editions du Rocher - 18€ ---

mardi 29 avril 2008

Et pendant ce temps-là, Tom pousse...




Voilà plus de 3 mois que je n'avais plus posté un seul article sur mon Blog. Même pas une ligne. Rien ! J'avais laissé tous les visiteurs, du moins de ce Blog, dans l'attente du petit être qu'on attendait impatiemment, sa maman et moi. Trois mois qui ont changé nos vies. Il fait mes jours et défait mes nuits mais qu'est-ce que c'est bon d'être père ! Voici donc Tom, 3 mois et tout l'avenir dans son regard déjà éclairé. Mais par quoi ? Seul lui le sait...